Pour la Faculté de Médecine

Ensemble vers notre nouvelle université

 

Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ;
travailler ensemble est la réussite.

Henri Ford

La future Faculté de Médecine correspondra au périmètre actuel de l’UFR de Médecine, ce qui explique que son doyen ne changera pas aux prochaines élections, mais celui-ci devra s’appuyer sur le nouveau conseil de la Faculté de Médecine. Cette nouvelle organisation ou le Conseil de la Faculté doit pouvoir jouer son rôle auprès du doyen doit être bénéfique pour l’ensemble de la communauté hospitalo-universitaire (administratifs, enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants), en s’appuyant sur le principe de subsidiarité, de transparence et de concertation à tous les niveaux afin que la voix de chacun puisse être prise en compte.

La Faculté de Médecine continuera d’assurer ses fonctions de service public de formation et de recherche, qui devront s’articuler avec les fonctions hospitalières à tous les niveaux. Pour ce faire, elle devra disposer, comme les deux autres Facultés avec qui elle doit garder des liens forts, de moyens et du pouvoir décisionnaire sur l’utilisation de ces moyens, dans le cadre de contrats d’objectifs et de moyens (COM) qui seront négociés par le Conseil et le doyen avec la nouvelle présidence de Sorbonne Université : gestion des locaux, du personnel (gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences GPEEC) et du budget (contrôle a posteriori).

Si le contenu de ces COM dépendra de ces négociations, la nouvelle Faculté de Médecine doit pouvoir disposer des moyens de mettre en œuvre sa politique, aussi bien dans le domaine des investissements en enseignement et en recherche que concernant les ressources humaines. Pour cela, elle doit pouvoir disposer de services centraux suffisamment dimensionnés comme les autres Facultés (scolarité, finances, communication, systèmes d’information, patrimoine et logistique, direction, ressources humaines). L’évolution des carrières des personnels de la Faculté de Médecine, et particulièrement des BIATSS, reste très en deçà de ce qu’on attendrait compte tenu des responsabilités assumées et des tâches effectuées, comme souvent dans l’enseignement supérieur. Il faut profiter de ces changements structuraux pour se donner les moyens d’une gestion RH digne de ce nom, ou les revalorisations suivront des circuits courts et transparents afin que chacun sache ce qu’il peut et doit attendre de sa Faculté. Il en est de même concernant la révision des effectifs BIATSS annuelle, qui doit refléter les réels besoins des structures au travers des propositions du Conseil de Faculté sans remise en cause de ses propositions, comme cela a été le cas encore récemment.

Concernant le patrimoine immobilier et donc les conditions de travail de chacun qui en découlent, des BIATSS comme des Hospitalo-Universitaires, la vétusté de certains de nos locaux n’est un secret pour personne. Ils doivent être rénovés, et si les moyens disponibles ne dépendent pas que de notre Faculté, les décisions concernant les priorisations et le calendrier doivent être prises au sein du Conseil de Faculté. Ces décisions impliquent souvent d’autres partenaires, qu’il s’agisse de notre premier partenaire l’AP-HP, mais aussi de l’INSERM pour certains bâtiments recherche, voire de la ville de Paris. La concertation avec ces instances doit être améliorée, afin d’assurer pour tous un espace de travail décent à tous les niveaux. Une meilleure concertation améliorera aussi la vision que le Conseil de Faculté peut avoir de l’avenir de ce patrimoine, et des marges de manœuvre possibles.

Enfin, concernant l’enseignement, la Faculté de Médecine se doit de répondre aux enjeux futurs de la formation médicale avec des moyens adaptés, tant en équipement de salles qu’en nombre d’enseignants. Le problème récent du tirage au sort en sortie de Bac illustre bien les problèmes auxquels nous aurons à faire face, et nous ne pourrons répondre à ces attentes que collectivement, avec des personnels impliqués à toutes les étapes de l’organisation, qu’il s’agisse de la scolarité, de la gestion des moyens ou de la réorganisation éventuelle de services, qui ne pourra se faire efficacement qu’avec les personnels concernés, car c’est eux qui font tourner ces services, quel que soit leur niveau de responsabilité ou de compétences.

En conclusion, le Conseil de la Faculté de Médecine doit être l’endroit où les besoins et les ambitions de chacun doivent être débattus en toute transparence. Notre nouvelle Faculté, tout comme l’ancien UFR, regroupe des sites parfois éloignés et de tailles diverses, et si les sites Pitié-Salpétrière et Saint-Antoine restent les sites les plus importants en terme de nombre de personnels, les autres sites, comme Trousseau ou Tenon, ne doivent pas être oubliés. Nous devons être prêts à relever les défis que représente la création de Sorbonne Université et de notre Faculté de Médecine, dont encore une fois les pouvoirs décisionnels seront sans commune mesure avec ceux que détenait l’UFR de Médecine, mais nous devons disposer de moyens suffisants dans tous les domaines pour pouvoir assumer cette évolution. Celle-ci devra se faire en concertation avec tous, car c’est le seul garant d’une réussite future.